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Le mal de dos est devenu un véritable fléau socio-économique. Un à
2% de la population mondiale sont concernés chaque année. La maladie discale
lombaire (lumbago, sciatique) est la première cause d'arrêt de travail des
personnes de moins de 45 ans. L'impact sur notre économie est énorme : cette
maladie coûte à chaque pays plusieurs centaines de millions d'euros par an.
Souvent, la souffrance se limite à une douleur lombaire qui peut
être invalidante, mais parfois, elle n'est qu'une étape sur le chemin de la
hernie discale lombaire, pouvant éventuellement aboutir à une opération pour
soulager la douleur. Plusieurs milliers de patients sont opérés chaque année de
hernie discale lombaire. Mais le réel problème n'est pas l'opération mais le
risque de récidive douloureuse que l'on soit opéré ou non.
Peut-on y échapper ? Que faire ? Nous sommes pratiquement tous
concernés ! L'importance de cette maladie n'a pas échappé à l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) et à son "WHO Working Group on Neurosurgery", qui nous
ont confié ce travail en tant que Centre Collaborateur de l'OMS pour la
Recherche et la Formation en Neurochirurgie.
Cette rubrique "Postures" s'adresse aux enfants et aux adultes. En
effet, dès le plus jeune âge, nous sommes confrontés à des situations néfastes
pour notre colonne vertébrale, qu'il s'agisse des cartables, inutilement
chargés, portés sur le chemin de l'école, ou de mouvements inappropriés pour
notre dos. Dans la vie domestique ou au travail, nous faisons tous les jours des
gestes pouvant être source de douleurs si nous ne sommes pas physiquement
préparés à les affronter.
Quels conseils donner ?
- Eviter l'excès de poids qui fatigue inutilement le dos et écrase
les disques intervertébraux. - Apprendre les gestes adéquats pour porter un
enfant, soulever une charge, etc. - Apprendre à verrouiller son dos pour le
protéger en cas d'efforts comme illustré dans cette brochure. - Se constituer
une ceinture de muscles, véritable armure protectrice du mal de dos. - Faire
une activité physique régulièrepour lutter contre la sédentarité.
N'attendez pas d'avoir mal au dos pour y penser... Les bonnes
habitudes se prennent dès l'enfance. Le rôle et la responsabilité des éducateurs
sont primordiaux, notamment en éducation physique. Mais le concours des
médecins de famille est essentiel puisqu'ils sont souvent les premiers consultés
en cas de mal de dos. La collaboration des kinésithérapeutes est également
indispensable car ils devront expliquer aux patients les gestes à faire et ceux
à éviter. Que vous ayez ou non mal au dos, il n'est jamais trop tard pour
réfléchir. Un dos pour la vie est la meilleure assurance que vous
puissiez prendre pour aborder en forme le 3e millénaire.
Professeur
Jacques Brotchi Directeur du Centre Collaborateur de l'OMS pour la Recherche
et la Formation en Neurochirurgie
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