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A

Age osseux : Indice de maturité osseuse. Il est le plus souvent déterminé sur une radiographie du poignet et de la main gauche de face (Greulich et Pyle) ou de la main gauche de face (Sempe) ou sur une radiographie du coude gauche (Sauvegrain).

Angle ilio-lombaire : Angle formé par le rachis lombaire inférieur, habituellement repéré par la tangente au plateau supérieur de L4 (ou par la perpendiculaire aux plateaux supérieur et inférieur de L4), et par l'axe frontal du bassin habituellement représenté par la droite joignant le bord supérieur des deux crêtes iliaques. Normalement, le rachis se détache à 90° du socle pelvien. La fermeture de l'angle ilio-lombaire correspond à un départ oblique du rachis sur le sacrum.

Anomalie Structurale Asymétrique de Socle IlioLombaire (ASASIL) : Contre-courbure lombo-pelvienne compensant habituellement la courbure lombaire.

Antéversion pelvienne : Elle correspond à la proclivité du bassin (bassin incliné vers l'avant).

Apex : Voir vertèbre sommet.

Aplomb frontal : Voir équilibre frontal.

Attitude scoliotique : C'est une déviation latérale du rachis entièrement réductible en position couchée. Il n'existe pas de gibbosité à l'examen clinique et pas de rotation vertébrale à l'examen radiologique.

Axe occipital : C'est la droite qui relie le milieu du plateau supérieur de Tl et le milieu du plateau supérieur de S1. Cette droite est habituellement verticale.

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B

Barres vertébrales : Voir scoliose congénitale.

Bassin oblique : Le bassin oblique est caractérisé par une obliquité du bassin dans les trois plans de l'espace par rapport à l'axe vertical du corps en position debout, ou du tronc en station assise. Le bassin oblique peut être de cause basse (rétraction musculaire ou articulaire sous-pelvienne) ou de cause haute : il est alors inclus dans la scoliose sus-jacente.

La mesure de l'angle ilio-lombaire permet de préciser son type :

  • AIL inférieur ou égal à 5° = BO "complet" : le bassin est inclus dans la courbure lombaire dont il représente la vertèbre limite inférieure,
  • AIL > 5° = BO "incomplet" : l'obliquité du bassin est moins importante que celle de L5 traduisant une amorce de correction.

Cette notion de bassin oblique se rencontre surtout dans les scolioses paralytiques.

Bending : Clichés radiographiques pris en inclinaison latérale droite et gauche (bending droit et gauche). Ces clichés permettent d'apprécier la souplesse des courbures et leur possible redressement. Ils sont très utiles pour le choix des niveaux d'instrumentation (disques neutres).

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C

Cambrure : Voir lordose.

Chute : Distance existant entre le pli inter-fessier et une verticale passant par C7 (fil à plomb positionné sur l'épineuse de C7).

Cobb (angle de) : Angle définissant l'angulation d'une courbure scoliotique. Il se calcule à partir de l'intersection de la droite tangentielle au plateau supérieur de la vertèbre limite supérieure et de celle tangentielle au plateau inférieur de la vertèbre limite inférieure.

Cobb (méthode de) : Méthode permettant d'apprécier la rotation des corps vertébraux grâce au déplacement de la projection de l'épineuse vers la concavité (cotation de 0 à 4 croix).

Contre-courbure : Voir courbure de compensation.

Courbure cervicale : Se dit d'une scoliose dont l'apex se situe entre CI et C6.

Courbure cervico-thoracique : Se dit d'une scoliose dont l'apex se situe entre C7 et TI 1.

Coubure combinée : Voir courbure double majeure.

Courbure de compensation : Courbure ou demi-courbure controlatérale à la zone de coubure principale. Elle ne comporte initialement aucune gibbosité et aucune rotation homologue sur le cliché en position couché. Elle permet au rachis de retrouver l'alignement au-dessus et au-dessous de la courbure structurale. Elle peut devenir irréductible au cours de l'évolution.

Courbure dorsale : Voir courbure thoracique.

Courbure double majeure : Scoliose associant deux courbures, le plus souvent une lombaire gauche et une thoracique droite. Les deux courbures sont à 10% près de même angulation et le restent au cours de la croissance. Dans certains cas, l'une des courbures parait plus évolutive ou plus importante du fait de son angulation ou de sa gibbosité. On parle alors de courbure double majeure à prédominance dorsale ou lombaire.

Courbure fonctionnelle : Courbure de compensation non structurée (sans rotation vertébrale).

Courbure lombaire : Se dit d'une scoliose dont l'apex se situe entre L2 et L4.

Courbure lombo-sacrée : Se dit d'une scoliose dont l'apex se situe entre L5 et S1.

Courbure majeure: C'est la zone de courbure scoliotique la plus structurée, avec l'angulation la plus importante, la raideur la plus grande et la rotation la plus marquée. Il peut exister une ou deux courbures majeures.

Courbure mineure : Zone de courbure structurale dont l'angulation, la rotation et la raideur sont moindres que celles de la courbure majeure.

Courbure primitive : C'est la première des courbures qui soit apparue, quand on peut déterminer l'ordre d'apparition (le plus souvent par un suivi radiographique).

Courbure principale : Voir courbure majeure.

Courbure raide : Courbure dont la réductibilité ne dépasse pas 30%.

Courbure secondaire : Voir courbure mineure.

Courbure souple : Courbure dont la réductibilité atteint ou dépasse 50%.

Courbure structurale : Zone de courbure dont les vertèbres ont subi une modification de leur forme et qui n'est pas totalement réductible.

Courbure thoracique : Se dit d'une scoliose dont l'apex se situe entre T2 et T11.

Courbure thoraco-lombaire : Se dit d'une scoliose dont l'apex se situe entre T12 et L1.

Cunéiformisation vertébrale : Disparition de l''aspect parallèle des plateaux vertébraux d'une ou plusieurs vertèbres sur une projection frontale ou sagittale. A l'état physiologique, sur une vue de profil, il existe une cunéiformisation discrète des corps vertébraux.

Cyphose : Courbure sagittale à concavité antérieure. Le sommet de la cyphose, en l'absence de scoliose est représenté par la vertèbre où la valeur absolue de la flèche est minimale.

Cyphose dorsale : Radiologiquement c'est l'angle formé par la droite prolongeant le plateau inférieur de la vertèbre sus-jacente au disque charnière de la région dorso-lombaire le plus incliné sur l'horizontale (le plus souvent T12) et par la droite prolongeant le plateau supérieur de T4. L'angle moyen est de 37° (entre T4 et T 12) mais avec une grande variabilité ( 18°- 54°).

Cypho-scoliose : Association d'une scoliose et d'une flexion dans le plan sagittal. Il peut exister au niveau de la charnière thoraco-lombaire une cyphose jonctionnelle paradoxale car les corps vertébraux restent en extension les uns par rapport aux autres.

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D

Déclivité : Inclinaison d'une vertèbre vers l'arrière et le bas par rapport à l'horizontale et par rapport à une vertèbre vue dans un plan sagittal .

Déviation latérale du tronc : On la mesure en traçant une ligne horizontale sur le bord des côtes de la vertèbre thoracique apicale. Une ligne perpendiculaire coupe au milieu cette ligne horizontale. La distance entre cette ligne perpendiculaire et la ligne centro-sacrée représente la déviation latérale du tronc.

Dislocation rotatoire : Evolution extrême d'un noeud de jonction aboutissant à une non-concordance des plateaux vertébraux de l'espace intervertébral correspondant, donnant une image de décalage des deux corps vertébraux qui limitent cet espace.

Dos plat : Absence ou diminution des courbures sagittales.

Duval-Beaupère (courbe de) : Courbe évolutive d'une scoliose montrant l'aggravation de la courbure scoliotique avec la croissance et la maturation osseuse.

Le premier segment de la courbe correspond à la période de l'enfance avec une aggravation très lente de la courbure scoliotique.

Le second segment correspond à la puberté et est compris entre le point P (apparition des premiers poils pubiens) et le point R (Risser 4 ou 5). A partir du point P il y a un changement de la pente évolutive et l'aggravation de la courbure scoliotique se poursuit irrémédiablement jusqu'à la soudure des noyaux d'ossification iliaque (Risser 4 ou 5 = point R). Ensuite commence le troisième segment, à peu près horizontal, qui correspond à l'évolution de la scoliose à l'âge adulte.

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E

Equilibre frontal : Définit la droite qui joint le milieu du plateau supérieur de T1 et le milieu du plateau supérieur de S1. Normalement cette droite est verticale sur une radiographie du rachis de face. Si ce n'est pas le cas, on parle de gîte (par exemple gîte droite si T1 se déplace à droite du pli inter-fessier).

Equilibre horizontal : C'est l'équilibre du bassin en position debout. On repère la ligne horizontale entre les deux épines iliaques postéro- supérieures. Si cette ligne n'est pas horizontale, on parle d'obliquité pelvienne ou de bassin oblique.

Equilibre sagittal : Il est objectivé par la ligne reliant les têtes fémorales à l'axe des rochers. On parle de gîte sagittale lorsqu'on veut exprimer un déséquilibre (translation antéro-postérieure de cette ligne).

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F

Ferguson (angle de) : Angle définissant l'angulation d'une courbure scoliotique, Pour le mesurer, on repère la vertèbre apicale (celle qui est la plus latéralisée) et les deux vertèbres limites. On trace deux droites allant du milieu de la vertèbre apicale aux milieu des deux vertèbres limites. L'angle formé par ces deux droites est l'angle de Ferguson.

Flèche : Distance entre le sommet de la courbure et la ligne rnédiane. Elle se mesure en centimètres.

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G

Gibbosité: Signe clinique capital constitué par l'asymétrie droite-gauche des masses paravertébrales, témoin de la rotation des corps vertébraux et donc d'une scoliose structurale.

La gibbosité se mesure en inflexion antérieure du tronc, les mains jointes. à l'aide d'un niveau à eau, en évaluant la différence de hauteur du point le plus saillant du sommet de la gibbosité par rapport au point symétrique de la concavité. La ligne de symétrie est représentée par la ligne des épineuses. On aura auparavant pris soin d'équilibrer le bassin à l'aide de cales mises sous le pied.

A rotation égale, la gibbosité est plus marquée à l'étage dorsal, car les côtes entraînées par la rotation vertébrale créent une surélévation plus importante que les apophyses transverses à l'étage lombaire. L'existence de la gibbosité est indispensable au diagnostic de scoliose. Une gibbosité est mousse quand la différence de hauteur est faible et la distance importante par rapport à la ligne des épineuses. Elle est angulaire quand la différence de hauteur est importante et à faible distance de la ligne des épineuses.

Gîte sagittale : Angle formé par la verticale passant par le contre de l'axe bi-coxo-fémoral et la droite unissant ce point au centre du corps vertébral de T9 (qui correspond au centre de masse corporelle supportée par les têtes fémorales).

Greulich et Pyle (atlas de) : Tables servant à la détermination de l'âge osseux (voir âge osseux).

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H

Hecquet (logiciel) : Logiciel permettant une visualisation tridimensionnelle du rachis à partir de simples clichés de face et de profil.

Hémi-courbure : Contre-courbure dont l'une des vertèbres limites est horizontale, l'autre étant commune avec la zone de courbure sus ou sous-jacente.

Hémi-vertèbre : Voir scoliose congénitale.


I

Idiopathique : de « idiopathie » maladie qui existe par elle-même ou dont la cause n'est pas connue.

Iliaque : Qui se rapporte aux flancs. Qui est proche de l'os ilion. Os iliaque : chacun des deux os formant, avec le sacrum, le bassin osseux.

Inclinaison sagittale : Voir gîte sagittale.

Inflexion : Inclinaison latérale d'une ou plusieurs vertèbres dans le plan frontal.


K

King (classification de) : Classification anglo-saxonne des scolioses. L'analyse rachidienne est effectuée par rapport à une ligne verticale coupant le milieu du sacrum. La situation des courbures par rapport à cette ligne centro-sacrée permet de déterminer 5 types de courbures.

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L

Limites d'une zone de courbure scoliotique structurée: Elles sont définies par le plateau supérieur de la vertèbre supérieure et le plateau inférieur de la vertèbre inférieure les plus inclinées sur l'horizontale. Elles permettent de mesurer l'angle de Cobb.

Lordose : Courbure sagittale à concavité postérieure. Le sommet est représenté par la vertèbre où la flèche est maximale.

Lordose lombaire : Radiologiquement c'est l'angle formé par la droite prolongeant le plateau supérieur de SI et le plateau supérieur de L1. L'angle moyen est de 45° mais avec une grande variabilité (25°-65°).

Lordo-scoliose : Association d'une scoliose et d'une extension dans le plan sagittal. On la rencontre souvent dans les scolioses idiopathiques au niveau thoracique.


M

Mehta (indice de Min) : Mesure de l'angle costo-vertébral. Il se calcule par la différence des angles formés d'une part, par les droites passant par le milieu des têtes et des cols des côtes du sommet de la courbure, d'autre part par la médiatrice du plateau inférieur de la vertèbre apicale. Cet indice est très utilisé dans les scolioses infantiles en raison de son caractère pronostique. Celui-ci est favorable si la différence des angles costo-vertébraux convexe et concave reste à moins de 20° sur deux radiographies prises à 3 mois d'intervalle.

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N

Nash et Moe (méthode de) : Permet de mesurer la rotation des corps vertébraux. On mesure l'éloignement du pédicule du côté convexe par rapport au bord latéral de la vertèbre. La mesure est notée en pourcentage.

Noeud de jonction : Zone ou espace intervertébral correspondant au changement de sens de la rotation axiale absolue.


P

Pente sacrée : Inclinaison du sacrum sur l'horizontale. On peut mesurer l'angle formé par la droite prolongeant le plateau sacré et une droite horizontale ou par le bord postérieur du sacrum et l'horizontale. L'angle moyen est de l'ordre de 40°.

Perdriolle (torsiomètre de) : Permet de mesurer la rotation apicale. On superpose le torsiomètre au corps vertébral de la vertèbre sommet, et sur la réglette transparente graduée, on lit directement la rotation pédiculaire.

Plan d'élection (cliché en) : Cliché radiographique pris dans le plan maximal de déformation pour la courbure à étudier. Ce plan est déterminé en faisant pivoter le patient sous amplificateur de brillance. La vertèbre sommet est alors vue de face. C'est la seule incidence qui permette de bien analyser la zone sommet, la plus déformée de la courbure scoliotique. Il est surtout utile pour les scolioses sévères.

Plateau vertébral : Limite supérieure du corps vertébral.

Point P : Voir Duval-Beaupère.

Point R : Voir Duval-Beaupère.

Porte-à-faux : C'est la distance sagittale entre le centre de l'axe bicoxo-fémoral et la projection à ce niveau du milieu du disque L5-S1 au centre du plateau sacré. Sa mesure permet de quantifier l'antéversion pelvienne.

Potentiels évoqués somesthésiques (PES) : Méthode de surveillance des voies sensitives médullaires au cours de la chirurgie rachidienne correctrice. Le principe utilise une stimulation du nerf tibial postérieur, de manière alternée droite gauche, avec un recueil périphérique (épidural) et cranien. On analyse l'amplitude et la latence des réponses.

Potentiels évoqués moteurs (PEM) : Méthode de surveillance des voies motrices médullaires au cours de la chirurgie rachidienne correctrice. Ils explorent le territoire antérieur de la moelle. Les potentiels sont provoqués par une stimulation électrique corticale transcranienne, la réponse se faisant au niveau des muscles tibiaux antérieurs. La stimulation électrique par électrodes péridurales est aussi possible.

Proclivité : Inclinaison vers l'avant et le bas par rapport àl'horizontale d'une ou plusieurs vertèbres ou d'un ou plusieurs disques vus dans un plan sagittal.

Puberté : Pour le scoliologue, la puberté se définit comme la période de croissance "dangereuse" comprise entre le point P et le point R (voir Duval-Beaupère).

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R

Réductibilité : L'appréciation de la réductibilité d'une courbure est essentielle dans le bilan pré-opératoire pour connaître les possibilités de gain angulaire des courbures et de rééquilibration du rachis.

On l'apprécie par les épreuves classiques de réductibilité (cliché en suspension ou en traction, bending test).

On la chiffre en pourcentage:

La Réductibilité (%) est égale au rapport de l'Angle initial (debout ou assis) moins l'Angle suspension, sur l'Angle initial

Le taux de réductibilité mesure la composante fonctionnelle de la courbure par rapport à l'élément structural.

Rétroversion pelvienne : Elle correspond à la déclivité du bassin. On dit qu'un bassin est rétroversé quand le porte-àfaux est supérieur à 2,5 cm .

Réveil per-opératoire (test) : Voir test de Vauzelle.

Risser (test de) : Test radiologique de maturité osseuse basé sur l'ossification de la crête iliaque sur une radiographie de face du bassin. La classification se fait en cinq stades, le stade 5 correspondant à la fin de l'ossification de la crête iliaque.

Rotation axiale absolue : Elle est mesurée dans le référentiel anatomique dont le plan sagittal et médian passe par le milieu du plateau sacré.

Rotation intervertébrale ou relative : C'est l'expression d'une différence de rotation axiale absolue entre deux ou plusieurs vertèbres.

Rotation vertébrale : Déplacement de la vertèbre autour de l'axe perpendiculaire au plan bissecteur de deux plateaux vertébraux. Elle est appréciée par la projection sur la face de la pointe de l'épineuse (Cobb) ou du pédicule de la convexité (Moe) de la vertèbre apicale.

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S

Sauvegrain (atlas de): Tables servant à la détermination de l'âge osseux (voir âge osseux).

Scoliose : déviation permanente du rachis résultant du déplacement progressif des vertèbres les unes par rapport aux autres dans les trois plans de l'espace.

Ce déplacement se fait selon trois axes de rotation:

  • - l'inflexion latérale qui correspond au déplacement dans le plan frontal,
  • - la flexion et l'extension qui correspondent au déplacement dans le plan sagittal,
  • - la rotation qui correspond au déplacement de la vertèbre autour de l'axe perpendiculaire au plan bissecteur des deux plateaux vertébraux.

Ce dernier déplacement est nécessaire et suffisant au diagnostic.

Scoliose à une courbure majeure unique : On peut les classer en plusieurs types, selon la localisation de la courbure: cervicale, cervicothoracique, thoracique, thoracolombaire, lombaire et lombo-sacrée.

Scoliose à deux courbures majeures : On peut les classer en plusieurs types, selon la localisation de la courbure:

  • thoracique et lombaire: le plus souvent il s'agit d'une courbure thoracique droite et d'une lombaire gauche,
  • double thoracique: le plus souvent il s'agit d'une courbure thoracique supérieure gauche et thoracique inférieure droite,
  • thoracique et thoraco-lombaire : le plus souvent il s'agit d'une courbure thoracique supérieure droite et thoraco-lombaire gauche.

Scoliose de l'adolescent : Scoliose dont l'âge de découverte se situe après le début de la croissance pubertaire et avant la maturité osseuse. Ce sont les scolioses les plus fréquentes.

Scoliose de l'adulte : Scoliose parvenue à l'âge adulte après maturité osseuse. On parle de scoliose de novo si elle se constitue à l'âge adulte.

Scoliose combinée : Voir courbure combinée.

Scoliose congénitale : Scoliose due à une anomalie du développement vertébral d'origine congénitale. On peut diviser en fonction de l'embryologie les malformations rachidiennes congénitales en deux grands groupes : les défauts de formation des vertèbres et les défauts de segmentation (les deux peuvent s'associer):

- défaut de formation: il peut être total (absence de vertèbre) ou partiel. Un défaut antéro-central entraîne une vertèbre "en aile de papillon", un défaut antéro-latéral une agénésie un peu plus grande qu'une hémi-vertèbre, un défaut latéral une hémi-vertèbre et un défaut postérieur un spina bifida.

- défaut de segmentation: il peut être total (bloc symétrique) ou partiel (barres qui peuvent être antéro- latérales, latérales et postéro-latérales selon le cas).

- défaut mixte: association hémi-vertèbre plus barre.

Scoliose cyphosante : Scoliose dont l'aggravation se fait avec une flexion dans le plan sagittal.

Scoliose déséquilibrée : Se dit d'une scoliose ayant une chute (lorsque le fil à plomb tendu à partir de C7 passe en dehors du pli interfessier).

Scoliose double-majeure : Voir courbure double-majeure.

Scoliose équilibrée : Se dit d'une scoliose dont la chute est nulle (lorsque le fil à plomb tendu à partir de C7 passe par le pli interfessier).

Scoliose essentielle : Voir scoliose idiopathique.

Scoliose familiale: Scoliose structurale retrouvée chez plusieurs membres d'une même famille (de l'ordre de 2% quand un des parents au premier degré présente lui aussi une scoliose).

Scoliose idiopathique : Déformation structurale du rachis (courbure de plus de 10°) apparaissant chez un individu sain, c'est à dire exempt de tout processus pathologique décelable, et pour laquelle aucune étiologie n'est retrouvée.

Scoliose idiopathique infantile : Voir scoliose infantile.

Scoliose infantile : Scoliose sans étiologie connue dont l'âge de découverte se situe avant l'âge de trois ans révolu. Sont exclues de cette terminologie les scolioses par malformations congénitales. Il est d'usage de réserver le nom de scolioses infantiles aux seules formes progressives, les formes spontanément résolutives étant appelée scoliose du nourisson.

Scoliose infantile progressive bénigne : Terminologie employée par Min Mehta pour définir une scoliose infantile au potentiel "bénin" par opposition à la scoliose idiopathique progressive maligne. Elle survient chez un enfant en bon état général et répond bien au traitement orthopédique du moins au début. La terminologie bénigne ne doit pas faire oublier qu'en l'absence de traitement, ces courbures peuvent atteindre 80° au moment de la puberté.

Scoliose infantile progressive maligne : Terminologie employée par Min Mehta pour définir une scoliose infantile au potentiel "malin" qui survient chez un enfant chétif ayant souvent trois écarts types en dessous de la normale, avec des masses musculaires atrophiques et une fonte du tissu cellulaire sous-cutané. Sans traitement les courbures atteignent 70° à 100° dès l'âge de deux ou trois ans et aboutissent à des courbures de 120° à 160° en fin de croissance.

Scoliose juvénile : Scoliose dont l'âge de découverte se situe entre l'âge de 3 ans et le début de la croissance pubertaire. Les scolioses juvéniles sont divisées en trois sous-groupes:

      • - Juvéniles 1 entre 3 et 7 ans,
      • - Juvéniles 2 entre 8 et 10 ans,
      • - Juvéniles 3 entre 11 et la puberté.

Scoliose majeure : Scoliose dont l'angulation dans le plan frontal dépasse les 100°.

Scoliose malformative : Voir scoliose congénitale.

Scoliose mineure : Scoliose dont l'angulation de découverte est inférieure à 30° (dans le plan frontal).

Scoliose myogène ou myopathique : Voir scoliose neuromusculaire.

Scoliose neurogène : Scoliose structurale secondaire à une atteinte du tissu nerveux. Elle peut être d'origine centrale (hémiplégie infantile) ou périphérique (neuropathie sensitivo-motrice). Voir scoliose neuromusculaire.

Scoliose neuromusculaire : Scoliose secondaire à une maladie neuromusculaire. Quelle que soit la lésion neurologique initiale, elle se répercute sur le muscle squelettique. C'est son dysfonctionnement qui est à l'origine de la déformation rachidienne. Les étiologies sont nombreuses mais on peut les diviser en deux grands groupes:

      • - Scoliose neuropathique : poliomyélite, myéloméningocèle, atrophie spinale, syringomyélie, dégénérescence spinocérébelleuse, paralysie cérébrale, ...
      • - Scoliose myopathique : dystrophie musculaire, arthrogrypose, hypotonie congénitale, ...

Scoliose du nourrisson : Forme particulière des scolioses infantiles. Son âge de découverte se situe le plus souvent entre 3 et 6 mois. Elle est caractérisée par une grande courbure unique, le plus souvent dorsolombaire gauche. Elle est d'origine posturale et son pronostic est généralement bon avec un retour à la normale vers 18 mois.

Scoliose de novo : Scoliose de l'adulte apparue à l'âge adulte alors qu'aucune courbure n'avait été notée auparavant.

Scoliose paralytique: Voir scoliose neuromusculaire.

Scoliose structurale: Déformation du rachis non complètement réductible dans les trois plans de l'espace (frontal, sagittal et horizontal).

Scoliose thoracogène : Scoliose structurale secondaire à une malformation de la cage thoracique ou conséquence d'une thoracotomie.

Segment torsionnel : Segment vertébral limité par deux vertèbres neutres dont les vertèbres présentent une rotation axiale absolue dans le même sens. La rotation intervertébrale relative s'effectue dans un sens, d'une vertèbre neutre à la vertèbre sommet, et en sens inverse, de la vertèbre sommet à l'autre vertèbre neutre.

Sempe : Méthode servant à la détermination de l'âge osseux (voir âge osseux).

Sens de la courbure : Par convention, le sens de la courbure est celui de la convexité. On parlera d'une scoliose lombaire gauche quand elle est à convexité gauche.

Suspension (cliché en) : Procédé permettant d'apprécier la réductibilité d'une courbure. Classiquement l'enfant est suspendu par un collier de Sayre, les pieds posés sur une balance. La traction est égale aux 2/3 du poids du corps. Il s'agit d'une suspension totale à 10% près, mais qui est plus fiable que la suspension totale (avec décollement des pieds du sol) souvent mal tolérée.

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T

Tanner et Prader (Critères de) : Ils permettent de suivre l'évolution des signes sexuels secondaires en période pubertaire. Chez la fille sont pris en compte le développement de la pilosité pubienne et de la croissance mammaire et aréolaire. Chez le garçon sont pris en compte le développement de la pilosité pubienne et celui des organes génitaux externes.

Torsion : Déformation qui engendre une courbure scoliotique et ne peut s'inscrire dans un plan. Le déplacement des vertèbres est dans un plan transversal alors que la modification de l'orientation de chaque vertèbre se fait dans les trois plans de l'espace.


V

Vauzelle (test de) : C'est un test de réveil per-opératoire qui consiste à alléger l'anesthésie et à demander au patient de mobiliser ses membres inférieurs pour s'assurer de l'intégrité de la voie motrice. De plus en plus ce test est abandonné au profit des potentiels évoqués somesthésiques (PES) ou des potentiels évoqués moteurs (PEM).

Version pelvienne: Angle entre la verticale et la ligne joignant le centre du plateau sacré et le centre de l'axe bicoxo-fémoral. Elle permet de préciser l'inclinaison du bassin dans le plan sagittal. Sa valeur est négative si le plateau sacré est antérieur, positive dans le cas contraire.

Vertèbre "en aile de papillon" : Voir scoliose congénitale.

Vertèbre apicale : Voir vertèbre sommet.

Vertèbres limites: Ce sont les vertèbres supérieure et inférieure d'une courbure les plus inclinées sur l'horizontale. Elles déterminent l'étendue de la courbure. L'angle formé par le plateau supérieur de la vertèbre limite supérieure et le plateau inférieur de la vertèbre limite inférieure (angle de Cobb) mesure l'angulation scoliotique.

Vertèbres neutres : Elles sont situées aux extrémités supérieure et inférieure d'une zone de courbure scoliotique et ont une rotation axiale absolue neutre. Elles ne correspondent pas toujours aux vertèbres limites et peuvent en être décalées d'un ou deux niveaux.

Vertèbre sommet ou apicale : C'est la vertèbre qui est située àl'apex de la courbure et qui présente le minimum d'inclinaison par rapport à l'horizontale. Elle est la plus excentrée et a la rotation axiale absolue la plus importante. C'est à son niveau que l'on mesure la rotation vertébrale.

Vertèbre terminale : Dernière vertèbre d'un processus torsionnel avant la vertèbre neutre.

Vertèbre transitionnelle : Vertèbre charnière d'une scoliose à deux courbures majeures. C'est la vertèbre limite inférieure de la courbure supérieure et la vertèbre limite inférieure de la courbure inférieure.

Vilebrequin (effet) : Phénomène décrit par J. Dubousset. Il s'agit de l'aggravation angulaire post-opératoire d'une courbure arthrodésée uniquement par voie postérieure, alors qu'il persistait encore un fort potentiel de croissance résiduel (intervention faite à Risser 0 ou 1 et avant la fermeture du cartilage en Y). La persistance de la croissance rachidienne antérieure alors qu'elle est bloquée en arrière entraîne une aggravation de la rotation vertébrale par un mécanisme équivalent à un effet vilebrequin.

Z

Zone de courbure scoliotique : Ensemble des vertèbres infléchies latéralement vers la droite ou vers la gauche composant un segment rachidien inclus entre deux vertèbres limites. Cette zone de courbure est limitée par le plateau supérieur de la vertèbre supérieure et le plateau inférieur de la vertèbre inférieure, les plus inclinées sur l'horizontale.

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Ce recueil terminologique de la Scoliose est l'oeuvre de J. Cottalorda , Professeur des Universités, Praticien Hospitalier Service de chirurgie infantile, Hôpital Nord CHU de Saint-Etienne, 42055 Saint-Etienne Cedex 2. Et de R. Kohler Professeur des Universités,Praticien Hospitalier Service de chirurgie pédiatrique, Hôpital Edouard Herriot CHU de Lyon, 69437 Lyon Cedex 03.

 


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